Une nouvelle opération de levée de fonds réussie par la Guinée-Bissau a attiré des soumissions totales de 37,66 milliards de FCFA pour un taux de couverture global de 251,04 %.
La Guinée-Bissau a réussi à lever 16,5 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), selon un compte-rendu d’adjudication de bons et obligations assimilables du Trésor parvenu mardi à APA.
L’opération d’adjudication, réalisée le 2 février 2026 pour une date de valeur fixée au 3 février, a enregistré un engouement significatif des investisseurs avec des soumissions globales atteignant 37,66 milliards de FCFA, alors que le montant initialement mis en adjudication s’élevait à 15 milliards de FCFA.
Cette forte demande s’est traduite par un taux de couverture global de 251,04 %, témoignant de la confiance des opérateurs économiques envers les titres de l’État bissau-guinéen.
L’émission comportait deux catégories de titres destinées à répondre aux besoins de financement de court et moyen terme de l’État. D’une part, des bons assimilables du Trésor (BAT) d’une durée de 364 jours, arrivant à échéance le 1er février 2027. D’autre part, des obligations assimilables du Trésor (OAT) d’une maturité de trois ans, échéant le 3 février 2029, assorties d’un taux d’intérêt fixe annoncé de 6,25 %.
Les bons du Trésor à un an ont rencontré un vif succès auprès des investisseurs avec des soumissions totales de 12,422 milliards de FCFA. L’État bissau-guinéen a retenu 11,9 milliards de FCFA sur les quinze offres reçues de douze participants, affichant un taux d’absorption remarquable de 95,53 %.
Le taux marginal s’est établi à 7,35 %, tandis que le taux moyen pondéré s’est fixé à 6,9105 %, générant un rendement moyen pondéré de 7,43 % pour les souscripteurs.
Les obligations à trois ans ont pour leur part généré des soumissions beaucoup plus importantes en volume, totalisant 25,23 milliards de FCFA répartis sur trente offres émanant de dix-sept participants.
Toutefois, l’État n’a retenu que 4,63 milliards de FCFA de ces propositions, affichant un taux d’absorption nettement plus sélectif de 18,36 %. Le prix marginal s’est établi à 90,9001 % de la valeur nominale, avec un prix moyen pondéré de 91,2026 %, aboutissant à un rendement moyen pondéré de 9,77 % pour les investisseurs.
La répartition géographique des soumissions retenues illustre la dimension régionale de cette opération de financement. La Côte d’Ivoire s’est positionnée comme le principal investisseur avec 6,03 milliards de FCFA en bons du Trésor et 1,06 milliard de FCFA en obligations.
Le Burkina Faso a également manifesté un intérêt soutenu en souscrivant pour 5,5 milliards de FCFA de bons et 3,02 milliards de FCFA d’obligations. Le Bénin a participé à hauteur de 316 millions de FCFA en bons du Trésor, tandis que le Sénégal a concentré son investissement sur les bons à court terme avec 71 millions de FCFA, complétés par 250 millions de FCFA en obligations.
La Guinée-Bissau elle-même a souscrit à ses propres titres à hauteur de 306,08 millions de FCFA en obligations, témoignant de la confiance des institutions nationales dans la viabilité financière du pays.
Le rejet de 21,16 milliards de FCFA de soumissions, soit 56,18 % des offres totales, traduit néanmoins la volonté de l’émetteur de maîtriser le coût de son endettement en n’acceptant que les propositions les plus avantageuses, particulièrement sur le segment obligataire où le taux de rejet a atteint 81,64 % des soumissions.