Au Forum économique mondial, le président égyptien a défendu la stabilité macroéconomique du pays, la progression du rôle du secteur privé et le redressement du tourisme, dans un contexte international marqué par de fortes turbulences.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a affirmé, mercredi 21 janvier à Davos, que l’économie de l’Égypte avait réussi à absorber des chocs majeurs ces dernières années, notamment la pandémie de Covid-19 et les répercussions des conflits en Ukraine et à Gaza. Il s’exprimait lors d’une rencontre avec près de 70 dirigeants internationaux du monde des affaires, organisée en marge de la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial.
Selon un communiqué officiel, le chef de l’État a estimé que la stabilité actuelle de l’économie égyptienne reposait avant tout sur « la conscience et la résilience du peuple égyptien face aux crises successives ». Il a présenté la vision du gouvernement en matière de croissance durable, fondée sur l’élargissement des opportunités d’investissement, la modernisation continue des infrastructures et la poursuite des réformes économiques et structurelles destinées à préserver les équilibres macroéconomiques.
Au cœur des échanges figurait le renforcement du rôle du secteur privé, que le président a qualifié de « partenaire central » de la stratégie nationale de développement. Abdel Fattah Al-Sissi a détaillé plusieurs mesures mises en œuvre par l’État, parmi lesquelles l’instauration d’un plafond pour les investissements publics, l’application du document de politique de propriété de l’État et la poursuite du programme d’introductions en bourse. Ces réformes, a-t-il souligné, ont permis d’accroître la part du secteur privé dans le volume global des investissements.
Le président égyptien a également insisté sur l’amélioration du climat des affaires, évoquant des incitations ciblées dans des secteurs jugés prioritaires, tels que les véhicules électriques, les technologies de l’information, l’industrie pharmaceutique ainsi que les énergies nouvelles et renouvelables. Les discussions ont aussi porté sur le développement de la Zone économique du canal de Suez, présentée comme un levier stratégique pour attirer les investissements et renforcer la position logistique du pays.
Dans le domaine des infrastructures, Abdel Fattah Al-Sissi a mis en avant la modernisation des ports, des réseaux routiers et ferroviaires, ainsi que l’engagement de l’Égypte en faveur de la transformation numérique et de la localisation industrielle. Il a rappelé le lancement de la stratégie industrielle à l’horizon 2030, visant à accroître la contribution du secteur industriel au produit intérieur brut.
Le chef de l’État a par ailleurs salué les résultats du programme de réformes économiques conduit en coopération avec le Fonds monétaire international, affirmant qu’il avait contribué à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques, à la hausse des réserves en devises et à la réduction du ratio dette/PIB. Il a enfin mis en avant la dynamique du secteur touristique, marquée par une augmentation notable du nombre de visiteurs, et appelé les investisseurs internationaux à saisir les opportunités offertes par le marché égyptien.